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Témoignage de Akim

Une vie incroyable : « Périple en Roumanie via les Urgences en Suisse pour une 7è opération »

 

Salut tout le monde, je m’appelle Akim Hadorn, j’ai 20 ans et demi (né le 24 novembre 1986) et j’habite Corgémont. Je suis étudiant jusqu’à fin juin à la maturité santé et social (MPS2) au CEFOPS (Centre des Ecoles de Formation des Professions de la Santé) à Saint-Imier. J’ai à cœur et je me sens appelé à faire partager mon témoignage à tout ceux que je connais et même à ceux que je ne connais pas ! Ceci à pour but de faire réfléchir comment on envisage la vie, à porter moins de jugements envers les autres et c’est une histoire assez folle de ma dernière expérience de vie !

 

C’était un beau week-end qui m’attendait en ce vendredi 23 mars 2007 : Je partais en Roumanie jusqu’au dimanche 25 mars pour un mariage à l’église d’un ami à moi (Christoph et de sa femme Gina) que j’apprécie beaucoup, et qui habitait auparavant en Suisse. C’est vrai que peu de personnes partent en avion loin de chez eux pour un week-end seulement ! J’ai tout de même hésité à y aller pour cause de finances.

 

Tout allait bien ce vendredi, mais il fallait se lever tôt pour prendre le train de 5h19 à Bienne et rejoindre l’aéroport de Genève aux environs de 7h15 pour l’enregistrement des billets. Tout se passe comme prévu jusqu’à ce que nous soyons dans l’avion. Une fois installé, le personnel de bord nous annonçait que le décollage aurait au moins 1h de retard, car nous devions faire escale à Zürich et à cet aéroport il y avait de la neige sur les pistes et donc l’avion n’osait pas décoller. Finalement, il décolle. Nous arrivons à Zürich et nous devions attendre plus de 1h30 avant de pouvoir rentrer dans l’autre avion à destination de Bucarest, capitale roumaine. Une fois dans l’avion, nous devions encore attendre environ une heure afin que l’avion soit traité contre la neige et le givre. Puis plus tard, nous décollons cette fois pour notre dernier trajet pour environ 2h30 de vol. Arrivés en Roumanie, il pleuvait et nous sortions de l’avion pour nous réfugier dans un bus qui nous transportait jusqu’à pieds secs. Une fois dans l’aéroport, des personne essaient de nous arnaquer en voulant nous aider à sortir de cet endroit pour rejoindre le centre ville pour que nous prenions le train et allions jusqu’à Pitesti, l’endroit où avait lieu le mariage le lendemain. Il nous a fallu au moins 2 heures pour rejoindre la gare et encore attendre 1h30 le dernier train (lent) de 20h15. Il nous restait 2h30 de train à faire et nous étions déjà très fatigués par cette journée de transport. Nous avons attendu plus de 6h de temps ; du matin au soir et nous sommes finalement enfin arrivés vers les 23h à l’hôtel REHOMA que nous a réservé Christoph. Après notre première bonne nuit passée dans notre chambre, samedi 24 mars, nous avions faim au petit déjeuner (surtout moi) ! Ensuite, nous nous sommes promenés dans la ville et avons mangé au MacDonald.

 

Quand nous avions fini, nous nous sommes dirigés vers l’église pour la cérémonie qui débutait vers les 15h. De sympathiques roumains savaient le français et ont pu nous traduire ce que le pasteur disait à nos très chers et jeunes mariés. À un moment donné vers 16h30, à 30 minutes de la fin, je commençais à avoir mal au ventre, mais légèrement ! Plus tard, les photos se firent dehors et nous rejoignîmes l’hôtel REHOMA pour le début du souper. Eh oui ! Il n’y a pas d’apéritifs comme en Suisse ! Aux alentours de 19h venait l’entrée du repas de fête. Je ne vous dis pas, c’était lourd ; vu que je n’ai pas pu terminer mon assiette ! Il y avait tout un mélange de saucisses, de viandes et de légumes à la roumaine. Puis vinrent les 5 autres plats jusqu’aux environs de 23h et le dessert. Oubliez ! Je n’avais jamais vu cela de ma vie ! En mangeant un peu de chaque plat, j’avais de plus en plus mal à l’estomac. Finalement, j’avais trop mal et j’ai dû quitter la salle et dire au revoir aux mariés avec une petite attention de ma part (généralement j’aime bien écrire des paroles encourageantes) ! Ils ont prié pour que mon estomac soit guéri, mais rien ne s’était passé ! Mes 2 amis, Etienne et Céline, m’ont donné des médicaments contre les douleurs, mais la douleur ne passait pas. Nous avons tous les 3 mal dormis, et moi je n’arrêtais pas de souffrir durant la nuit. J’ai rejeté tout ce que j’avais mangé et j’avais la diahrée à n’en plus finir !

 

Le 25 mars au matin, debout très tôt pour se préparer, (pour faire nos bagages) quitter l’hôtel et partir en direction de l’aéroport en ramenant 3 autres amis de la famille de Christoph jusqu’à la gare de Bucarest. Nous avons pris un train « chic » cette fois-ci et nous avons fait environ une heure de trajet. En attendant j’avais toujours mal par moment ! Ma sensation du mal de ventre est comme un torchon mouillé que l’on essore et c’était de plus en plus horrible. Mais  ce n’était que par moments ! Arrivés à la gare enfin, nous quittions nos chers amis qui prenaient un autre avion que moi. Etienne et Céline repartaient pour la Suisse le lendemain. J’ai dû malheureusement prendre l’avion seul, épris par ces horribles souffrances toujours plus atroces ! Nous avions finalement de l’avance à l’aéroport en attendant mon avion (2h environ) ! Mes chers amis ont attendu avec moi jusqu’à ce que je m’enregistre pour le billet du retour. J’ai demandé de sortir de l’avion définitivement à Zürich au lieu d’aller encore jusqu’à Genève. Mon père est venu me chercher à Zürich donc, après 2 longues heures passées dans cet avion, toujours épris des souffrances et plié en quatre par moments !

 

Job 7.17.18 :

 

« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu fasses un si grand cas de lui, et pour que tu lui prêtes une telle attention, pour que tu l’examine matin après matin, et pour qu’à chaque instant tu viennes l’éprouver ? »

 

Enfin arrivé sur place en Suisse, je me suis mis à chercher ma valise au bon endroit mais j’ai mis près de 30 minutes à la trouver (j’étais en sens inverse) car j’étais plié en quatre tellement j’avais mal ! Je me disais : « Mais purée qu’est ce que j’ai depuis plus de 24h à avoir comme ça mal, j’en peux plus, Seigneur apaise ces atroces douleurs ! » Voilà que je la retrouve enfin à l’endroit des bagages et que je pouvais enfin sortir et retrouvé mon père. J’étais épuisé par ces trajets, d’avoir mal dormi toute la nuit et ces souffrances qui étaient toujours là et qui ne voulaient pas me quitter d’un pas ! Dans la voiture, ce n’était guère beaucoup mieux ! Mon père m’a dit : « On va passer demain chez le médecin pour voir ce que tu as ! » Moi j’ai presque crier en disant : « Non, moi je n’en peux plus ! Cela fait maintenant 26h que j’ai mal au ventre à n’en plus finir, on va tout de suite à l’hôpital de Beaumont à Bienne ! » Je ne sais pas pourquoi j’ai eu immédiatement Beaumont en tête et non pas l’hôpital de l’Ile à Berne !? De toute façon, je me suis dis que ce sera qu’un examen ou une radio des intestins à faire et puis c’est tout ! Dimanche 25 mars vers 17h, nous étions enfin aux urgences car j’étais épuisé ! L’enfer et mon histoire véritable commencent maintenant !!!!!!

 

Au début, c’était quand même tranquille ! On me posait des questions me concernant pour savoir un peu qui je suis, ce que je faisais dans la vie et un tas d’autres questions habituelles. Puis commencèrent les examens en me prenant la pression, le pouls, l’oxygène et le pire que je ne voulais pas : On devait absolument me mettre une sonde gastrique ! C’était horrible comme jamais je n’avais eu depuis des années ! Puis pleins d’autres examens utiles et désagréables suivirent. Quant à la première sonde, elle ne passait pas. Quelle horreur, c’est de la torture ma parole ! Un peu plus tard, vers 22h environ, ils ont réessayé une deuxième qui, elle n’est non plus n’est pas rentrée. Là, je commençais à fatiguer et à pleurer de souffrance ! Puis finalement, ils m’ont eue à 0h30 après plus de 7h passées aux urgences couché sur un lit ! Purée ça commence bien ! Puis quelques heures auparavant, on me parlait de me faire opérer, mais ils m’ont pas dit quand ni exactement ce qu’ils feraient ! Rien n’était encore prévu ce dimanche soir. Je devais donc rester pour la nuit pour qu’ils me surveillent car j’avais perdu beaucoup de forces, un peu de poids certainement et que je n’avais pas pu manger de tout le dimanche ! C’était la sonde qui me nourrissait gentiment toute la nuit. À partir de là, je ne me souviens plus tellement de ce qui c’était passé à mon réveil le matin. Sans réfléchir à ce qu’on me dise, ils devaient m’opérer et j’ai eu un petit choc du fait que j’allais être mis sur une table d’opération vers 9h30. Nous étions lundi 26 mars et en principe, j’aurai dû aller en voyage d’études à Manosque avec ma classe de MPS2.

 

Me préparer psychologiquement à cette nouvelle opération était fondamental ! C’est ma septième opération depuis ma naissance ; dont la quatrième des intestins. Je ne savais pas encore ce que j’avais exactement ni pourquoi ils devaient m’opérer à ce moment là ! Mais ce qui me faisait moins peur, c’est que j’avais et que j’ai toujours de l’espérance. Je faisais confiance aux médecins et surtout à Dieu, qui m’a toujours gardé et sauvé depuis le début de ma vie. Ainsi, j’avais la certitude de me réveiller après l’opération et de rester toujours en vie ! C’était ma première opération à Bienne, tandis que les six autres (3 des intestins et 3 du cœur ou de l’aorte) ont été faites à l’hôpital de l’Ile à Berne. Après environ 2h d’opération et 3h de narcose complète, je me réveille gentiment sans trop de douleur ! Par contre, je n’ai pas bien dormi les premières nuits tellement j’avais des douleurs.

 

Job 7.13 : 

 

« Si je me dis : « Mon lit m’apaisera, ma couche m’aidera à porter ma douleur », alors tu m’épouvantes par d’affreux cauchemars et tu me terrifies par des visions nocturnes. »

 

Puis les jours qui suivirent furent un peu comme avant cette intervention chirurgicale, c’est-à-dire, non sans souffrances ! Après deux jours déjà, il paraît que l’on me donnait déjà de la nourriture (liquide) par voie orale, alors que généralement c’est encore trop tôt. Je tiens à préciser qu’avant l’opération, j’étais malade et j’avais une toux qui commençait (vous comprendrez un peu plus tard pourquoi cette précision est si importante) ! Malgré cela, ils m’ont quand même passé sur cette table ! Quelques jours après cette opération, on m’a donc expliqué le problème que j’avais et pourquoi on devait m’ouvrir. Enfin ! Il s’agissait d’une occlusion intestinale, c’est-à-dire que mon intestin était collé à la paroi abdominale et qu’il était torsadé => arrêt de la digestion. C’était au fil des années depuis mes opérations d’il y a 20 ans en arrière que j’ai eu cela ! Voilà pourquoi j’avais si mal et que je ne mangeais plus !

 

Une semaine était passée, et ma digestion n’avait toujours pas recommencée à fonctionner. Comme je ne pouvais pas aller à selles, ils ont voulu me remettre une sonde gastrique, mais sans succès ! À nouveau une souffrance pour rien ! Je ne pouvais pas non plus uriner. Ils ont dû me mettre une sonde urinaire durant un à deux jours. Puis ils m’ont injecté par perfusion un produit qui faisait effet de nausées durant 5h et aussi pour pouvoir aller enfin aux toilettes. Après cette injection, ils ont recommencé en insistant pour me mettre une autre sonde. Cette fois j’ai dis : NON, NON, PLUS DE SONDE !!!

 

Job 10.1-3 :

 

« Je suis dégoûté de la vie, je ne tiendrai plus mes plaintes, je veux exprimer l’amertume qui remplit tout mon être. Et je          veux dire à Dieu : Ne me traite pas en coupable, fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie. Prends-tu plaisir à m’accabler, à mépriser ta créature, ce que tes mains ont fait ? »

 

Et étonnement, le produit a agit bien plus rapidement que prévu. Enfin je pouvais aller pour la première fois aux toilettes après mon opération ! Puis malgré cette première fois, ils ont insisté à nouveau, et j’ai dis NON !! Cinq minutes après, une deuxième fois au petit coin et après ils n’ont plus rien dit ! Mais quelle galère je ne vous dis pas !!! Je ne mangeais que très peu et malgré cela, je prenais du poids par la perfusion principalement, (jusqu’à 48kg alors qu’habituellement, j’en faisais 46kg !) et je n’avais plus la sonde gastrique momentanément !

 

Le jour ou la digestion a recommencée c’est-à-dire le vendredi Saint, j’ai eu pas mal de perte de sang dans les selles durant deux à trois jours. J’étais vraiment faible et au plus bas de ma forme. Deux jours après, ils m’ont injecté 2 pochettes de sang « O+ », ce qui était du même groupe sanguin que le mien forte heureusement ! Enfin, ma pression sanguine était mieux et mon visage bien moins pâle que le blanc de mon drap-lit quelques jours avant ! Bien sûr, je commençais gentiment à avoir un minimum d’appétit, mais insuffisant pour pouvoir prendre du poids car j’en perdais toujours !

Je devais être à 39kg après 2 semaines et des poussières dans cet horrible hôpital. Puis à chaque visite des médecins les lundis, ils évaluaient ma cicatrice. Le pire, c’est qu’une infection était déjà arrivée depuis le début de la deuxième semaine. Elle a commencé à être horrible et elle me faisait mal !

 

Le jour de la mort de  Jésus-Christ j’étais comme un être mort, incapable de me mouvoir par mes propres forces au fond de mon lit. Le lendemain c’étais pareil, je voyais blanc lorsque je devais aller aux Toilettes. Le Christ lui, était dans le tombeau depuis un jour. Le troisième jour enfin (dimanche de Pâques) on m’a redonné de la force grâce aux injections de sang. J’avais déjà une meilleure mine. Jésus ce jour là, il y a 2000 ans environ est sorti du tombeau. Il est ressuscité (revenu à la vie). C’est assez incroyable que durant ces 3 jours, j’aie vécu un peu comme Jésus. Lui il a été au fond de l’abîme par la mort et est revenu à la vie. Ainsi le troisième jour c’est comme si je revenais à la vie. Sachez encore que le sang de Jésus c’est la VIE ! Le sang c’est pour pardonner le péché du monde, de tous les hommes. C’est étonnant ce qui m’est arrivé non ?! Ce n’est pas pour autant une coïncidence. Nombreux seraient ceux qui diraient : « Ce n’est que du hasard ! ». Je vous assure Dieu l’a prévue car il est le Chemin, la Vérité et la Vie et nul ne vient au Père que par Lui. Dieu (Jésus) vous aime et il désire vous parler au travers de ma personnalité.

 

Mais je continuais à ne pas me laisser abattre par ces souffrances même que je ne réagissais plus à ce que ma famille et tous mes vrais amis me disent. Je n’étais plus moi-même, j’étais accablé par la fatigue, mon immense faiblesse de ne plus pouvoir tenir debout comme auparavant jusqu’à en arriver aux environs de 36kg le plus bas pour une taille fixe de 1m58.

 

Job 7.3-5 : 

 

« J’ai reçu en partage des mois de déception, j’ai trouvé dans mon lot des nuits de peine amère. Dès que je suis couché, je dis : « Quand vais-je me lever ? » Sitôt levé, je pense : « Quand donc viendra le soir ? » Et jusqu’au crépuscule, je suis agité de douleurs. Mon corps est couvert de vermine et de croûtes terreuses, ma peau s’est crevassée, partout mes plaies suppurent. »

 

J’avais honte de me retrouver surtout un samedi où je n’allais vraiment pas bien devant une grande partie de ma famille et d’autres personnes que j’aimais plus que tout à ce moment précis de ma vie. Les visites qui venaient me voir, pour m’encourager et pour prier pour moi, ne disaient parfois rien car nul ne savait si j’allais survivre à cette terrible épreuve de patience, de courage et de persévérance dans ma « FOI EN DIEU ET EN JESUS CHRIST, SON FILS ». À force d’avancer durement durant les longs jours qui suivirent, j’ai crû avoir abandonné ma foi en Dieu au bout de 3 semaines, car je ne ressentais pas sa présence ni sa puissance pour me guérir. J’avais des complications sur complications qui me tracassaient et je n’en pouvais plus !

 

2 Timothée 3.12-17 :

 

« En fait, tous ceux qui sont décidés à vivre dans l’attachement à Dieu par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution. Mais les hommes méchants et les charlatans s’enfonceront de plus en plus dans le mal, trompant les autres, et trompés eux-mêmes. Pour toi, reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction. Tu sais de qui tu l’as appris. Depuis ton enfance, en effet, tu connais les Saintes Ecritures ; elles peuvent te donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus-Christ. Car toute l’écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie confirme à la volonté de Dieu. Ainsi l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne. »

 

Durant ces jours, j’avais vraiment l’impression d’être abandonné, parfois même par les médecins. Ils ne m’écoutaient pas vraiment lorsque je me plaignais des atroces souffrances et que je leur posais des questions qui étaient sans réponses.

Un jour, j’ai dis au fond de mon être intérieur : « Pourquoi Dieu me laisse-t-il, m’abandonne-t-il et n’entend-il pas ma plainte, de ceux qui priaient pour moi dans mon église évangélique du Pierre-Pertuis, des « J’y Crois », de ma famille et de toutes les autres personnes qui pensaient à moi ?! »

 

Mercredi de la 3è semaine, j’ai dû encore repasser sur une table me faire remettre une sonde gastrique par narcose car je ne mangeais pas assez et je perdais toujours du poids selon eux. Les prises de poids n’étaient pas régulières et parfois entre 2 balances, il y avait 4 kg de différence !!! Bizarre quand même ! Mais un jour avant cela, je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé à vraiment avoir peur de cette deuxième narcose, de crainte d’avoir des complications encore plus accrues que de ma vraie opération du lundi 26 mars ! La réponse me vient seulement en ce moment où je suis en train d’écrire cette phrase (52 jours après, soit le 17 mai 07) : « Dieu voulait peut-être me montrer que, sans Lui, je ne suis rien et je ne peux rien faire par mes propres forces. Et c’est bien la réalité ! » Avant l’opération, j’avais pleine confiance en Lui et je n’avais pas peur de mourir car je savais que Dieu était avec moi et prendrait soin de moi. Cependant, après ces 3 semaines et avant cet examen de narcose, j’avais souffert comme jamais je n’ai ressenti cela depuis des années. Je ne voyais plus cette puissance de mon « Sauveur », ni qu’il entendait mes plaintes et j’ai commencé à perdre ma foi peu à peu et à dire aux autres que je n’étais pas tranquille pour le lendemain ! Puis ce sont mes amis qui m’ont rassuré ainsi que ma famille que tout allait bien se passer !

 

Job 9.27-28 :

 

« Si même je me dis : « Oublie donc ta souffrance, va, change de visage et mets toi à sourire !», je redoute tous mes tourments car je sais bien que tu ne me traiteras pas en innocent. »

 

Dès minuit, jusqu’au lendemain 12h de la narcose, je ne devais ni manger ni boire. C’était assez épuisant et c’est pour tous les patients et patientes du même cas que moi. Le lendemain, ils m’ont encore endormi pour une petite heure pour me mettre une sonde gastrique pour la cinquième ou la sixième fois et faire un examen (une gastro-endoscopie, sauf erreur !) pour voir si, lors de la reprise de ma digestion des intestins, le sang que j’avais perdu dans les selles quelques jours avant, venait de ces organes digestifs ou d’autre chose.

 

2 Timothée 2.9-13 : 

 

« C’est pour cet Evangile que je souffre, jusqu’à être enchaîné comme un criminel. La Parole de Dieu, elle, n’est pas enchaînée pour autant. Je supporte donc patiemment toutes ces épreuves, à cause de ceux que Dieu a choisis, pour qu’eux aussi parviennent au salut qui est en Jésus-Christ, et à la gloire éternelle qui l’accompagne. Car ces paroles sont certaines : Si nous mourons avec lui, avec lui nous revivrons, et si nous persévérons, avec lui nous régnerons. Mais aussi si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous sommes infidèles, lui, il demeure fidèle, car il ne pourra jamais se renier lui-même. »

 

Finalement, ils ont trouvé que tout était normal et que ces saignements venaient des cicatrices internes et des adhérences que les chirurgiens m’ont enlevées durant l’opération. Après ce nouvel examen, je me réveille enfin.

 

Job10.12 :

 

« C’est toi qui m’as donné la vie, tu m’as accordé ta faveur, et tes soins vigilants ont préservé mon souffle. »

 

 « Merci mon Dieu ! » et sûr d’être à nouveau en vie (car 2 narcose peuvent parfois être dangereuses) et cette sonde comme d’habitude me gênait beaucoup ! Ma toux quant à elle n’était toujours pas guérie et on ne m’a presque rien donné pour me soigner, sauf des inhalations de Na Cl (chlorure de sodium) par la bouche qui m’ont servies nullement à grand chose. Il paraît que les anesthésistes et les spécialistes de la gastro-endoscopie ont eu de la peine à me mettre la sonde car mon œsophage était enflammé. Je n’en revenais pas ! Cela ne m’étonnais pas, vu que ma toux me gênait beaucoup à la cicatrisation de mes plaies et de tous les problèmes qui sont survenus les uns après les autres.

 

Arrivé enfin au repas du soir, on me donna la nourriture « solide » alors que j’avais ma sonde ; mais comment puis-je manger ?! Finalement, j’ai enfin pu avaler gentiment mon repas malgré que je mangeais à moitié couché. Mes parents étaient présent à ce moment-là, et heureusement, car aucune infirmière ne m’aurait aidé à manger ! Une fois qu’ils furent partis, je restais naturellement couché sur le lit car ma sonde me gênait si je me redressais. Vers 21h30, après avoir bu une boisson gazeuse m’allant pourtant bien, je me suis mis à rejeter toute ma nourriture, et ma sonde sortie avec ! Quels gros ennuis, vraiment ! J’ai tout de suite appelé les infirmières en espérant qu’elles viennent rapidement. Je transpirais, j’étais mouillé de partout avec ces rejets et cette sonde qui sortait de ma bouche me faisait tousser et parfois vomir, c’était un moment trop horrible !

 

Job 6.11 :

 

« Pourquoi espérerais-je quand je n’ai plus de force ? A quoi bon vivre encore vu la fin qui m’attend ? »

 

J’ai su garder mon sang froid et je respirais en haletant comme un chien souffrant. Ensuite un médecin de service de nuit est venu me voir, et il fallait malheureusement l’enlever, ce qui fût encore au moins 5 minutes d’attente atroce avant qu’on vienne me la retirée bien évidemment par les narines. Je vous assure que c’est un moment aussi horrible que le long quart d’heure passé juste avant ! Une fois dehors, un soulagement se fît enfin ressentir en moi, purée ! Cette sonde n’aura tenue à peine 7h depuis mon réveil après la narcose ! Et encore un échec avec ces sondes. Je pus passer une nuit un peu plus tranquille même que je ne dormais que 2 à 3 heures par nuit en général !

 

Le lendemain, il y avait la visite des médecins et je me demandais si ils allaient à nouveau m’embêter avec ces sondes ou s’ils m’épargneraient enfin de ces horreurs ! J’espérais qu’ils commencent vraiment à comprendre et prendre véritablement en considération qu’avec ma toux les sondes ne me servent à rien du tout pour prendre du poids et me nourrir. Puis après la discussion, ils m’ont obligés à prendre un médicament, à boire 3 fois par jour (le resource fibre) pour que j’ai des compléments alimentaires nécessaires et aussi pour stopper les diahrées fréquentes. Finalement, depuis le lundi de la quatrième semaine, j’ai commencé à prendre ce médicament assez consistant et bourratif. Et je reprenais gentiment de l’appétit et du poids. Ce dernier resta stable pendant mes 7 derniers jours de mon séjour à l’hôpital. Une fois que j’allais mieux, je repris ma lecture quotidienne de la Bible avant de me coucher et à travailler peu à peu mes devoirs pour ma maturité santé et sociale (à Saint-Imier). Je repris également le moral, mais il y avait toujours une complication qui revenait lorsque j’étais un peu en forme.

 

2 Timothée 4.5-8 :

 

« Mais toi, garde, en toute circonstance, le contrôle de toi-même. Supporte les souffrances. Remplis bien ton rôle de prédicateur de l’Evangile. Accomplis pleinement ton ministère. »

 

Ce qui me touche personnellement, c’est que j’ai reçu les Paroles que je vais vous citez en résumé sur la suite de 2 Timothée du chapitre 4. Après cette épreuve, et je le suis encore actuellement en partie, j’ai pu combattre Le bon combat pour achever ma course plus tard. Ceci est pour remporter un prix, celui de la Victoire de la Vie Eternelle en Christ. Celle-ci m’a été préparé à l’avance afin qu’au jour du jugement, et aussi à d’autres personnes, le Seigneur me le remettra (le prix). Et le Seigneur me donnera et à chaque personne qui le suive, ce que auront valu nos actes.

 

2 Timothée 1.11-12 :

 

« C’est pour annoncer cette Bonne Nouvelle que j’ai été établi prédicateur, apôtre et enseignant. C’est aussi la raison de mes souffrances présentes. Mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai mis ma confiance et j’ai la ferme conviction qu’il est assez puissant pour garder tout ce qu’il m’a confié jusqu’au jour du jugement. » 

 

Je me suis fais quelques amis entre 40 et 65 ans et j’ai pu leur parler de ma vie incroyable ainsi qu’un peu de ma foi en Dieu. J’ai actuellement toujours des contacts avec un en particulier. C’est un homme que l’on surnomme « Keko ». Il a environ 40 ans a eu aussi de la chance car il a fait un accident de voiture et il a dû se faire greffer le bras par un manque énorme de chair. L’autre personne, un diabétique s’est fait couper les jambes et a perdu sa femme lors d’un retour à l’hôpital.

 

2 Timothée 4.2-3 :

 

« Proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement avec une patience inlassable. Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement authentique. »

 

 

Clinique bernoise de Crans-Montana 

 

Après 35 jours passés dans cet hôpital et une nuit à la maison, lundi 30 avril, mon père m’amena en voiture à cette clinique pour 2 semaines de réadaptation prévues au préalable ! Les premiers jours m’ont tout de suite mis à l’aise avec les infirmiers et infirmières qui donnent de la joie après tant de semaines de souffrance passées à Beaumont ! La grande différence est que, ici, ils m’expliquent ce qu’ils font lorsqu’ils changent mon pansement. Lorsque je reçois des médicaments et que je demande pour quoi c’est, j’ai tout de suite la réponse comparée au personnel de l’hôpital lorsque je devais attendre parfois des jours pour avoir une réponse compréhensible. Les jours passent, mon rétablissement se passe pour le mieux même que j’ai parfois mal à l’estomac. Le soir souvent je lisais ma bible. Je suis tombé sur ce verset qui m’a touché :

 

1 Timothée 5.23 :

 

« Tu ne devrais pas boire exclusivement de l’eau : prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquents malaises. »

 

Je reprends peut à peut des forces du poids et à être moins fatigué ! Il n’y a pas beaucoup de programme au quotidien. Et parfois pas tout ce qui m’était nécessaire pour mes maux de dos. Après une visite médicale du lundi de la deuxième semaine, les médecins et moi-même avons choisi de prolonger d’une petite semaine mon séjour de réadaptation à cause de mon état général.

 

Mercredi de cette même semaine, j’ai eu un problème de respiration qui ne venait pas du cœur ou des poumons, mais des douleurs du dos dues aux mauvaises positions. Ce n’était pas la joie les 2 jours qui suivirent car je ne dormais plus avec ces douleurs parfois crues. Puis les cours de physiothérapie me firent du bien avec des massages et de l’électrothérapie pour détendre les muscles tendus du dos.

 

Job 5.11 :

 

« Ceux qui sont abaissés, bien haut il les élève, ceux qui sont affligés trouvent la délivrance. »

 

Mais vous me direz peut-être que je vous parle énormément de négatif. Mais par bien des réflexions qui me viennent à l’esprit par moment, je compris que je n’étais pas par hasard ici et que c’était voulu par Dieu le voulait certainement ainsi ou alors qu’il me permettait de voir un peu mieux mon avenir professionnel ainsi que d’une idée de la personne qu’il formerai de moi plus tard quand Lui le veut. C’est la deuxième fois de ma vie que je passe, après une opération (la dernière en 2005 pour l’aorte du cœur, j’ai été au Noirmont durant un mois !), je dois faire ma réadaptation au milieu de personnes âgées de plus de 60 ans en moyenne. Ce n’est pas toujours évident, mais je me suis rendu compte que par ces deux fois, j’ai pu me faire des amis qui ont même plus de 50 ans de plus que moi et je m’entends tout autant mieux avec ces personnes. Je les comprends par les souffrances qu’elles subissent car j’ai moi aussi passé par là ! Je connais la souffrance et je l’ai connue par 7 fois !!! Plus principalement ces deux dernières fois lorsque j’ai donné ma vie à Dieu, il y a maintenant 4 ans et demi de cela !

 

Job 5.17-21 :

 

« Ah ! Certes, bienheureux celui que Dieu corrige, qui n’a pas de mépris pour les leçons du Tout-Puissant. Car Dieu inflige la blessure, mais il la pense aussi et même s’il meurtrit, sa main guérit ensuite. Six fois dans la détresse il te délivrera. Dans sept calamités, le mal t’épargnera. Au temps de la famine, il te gardera de la mort au milieu du combat, il te préservera du glaive. Tu seras à l’abri du fouet de la langue et tu ne craindras pas le désastre à venir. »

 

Vous allez me dire mais il est mort il n’est pas en vie puisqu’on ne le voit pas. Moi je ne le vois pas non plus mais je sais qu’il est en VIE car sans lui je ne serai plus en train d’écrire ce qui s’est passé dans ma vie de miracle, car Dieu seul m’a sauvé de ces maladies et ces infirmités.

 

Après ces 19 jours de réadaptation à Montana, je retourne en classe. C’était le 21 mai 2007. Il me restait 3 semaines de cours avant mes premiers examens finaux. Je devais rattraper 5 semaines de cours effectives manquées. Ce qui n’étais de loin pas de tout repos. Jusqu’au 8 juin, dernier jour effectif d’école, j’avais la soutenance d’un travail personnel. Du 11 au 27 juin j’ai donc effectué mes examens écrits et oraux. Je suis soulagé d’avoir terminé en ce jour. Je suis soulagé d’avoir terminé cette maturité. Le 2 juillet je suis allé voir si j’avais passé ma maturité. Je n’en croyais pas mes yeux, j’ai réussi à l’avoir ce diplôme. Merci mon Dieu vraiment, car sans lui je n’aurais jamais eu ce papier en poche. Malgré les 2 mois très durs que j’ai vécu avec cette opération, j’ai tout donné ce que j’avais.

 

Philippiens 4.13 : « Je peux tout grâce à celui qui me fortifie. »

 

Car ma force était celle de Dieu. Un verset que j’aime beaucoup et que je peux vraiment affirmer, c’est que je peux tout réussir dans la vie si je place ma confiance en notre Dieu Tout Puissant. Comme quoi rien n’est impossible alléluia !

 

Marc 9.23 : « Tout est possible à celui qui croit. »

Après une expérience assez impressionnante, je trouve que dans tout cela le plus important est d’être en vie et d’avoir réussi avec Dieu après tant d’obstacles. Vous vous dîtes peut-être comment j’ai eu autant de volonté et de force à me battre à un tel point !? Il a fallu de l’encouragement, de la détermination et du courage. Toutes ces qualités m’ont été fournies grâce à mes amis et à Jésus ; Celui qui me fortifie chaque jour. Il est bel et bien en vie car je suis moi-même émerveillé de ma réussite. Tout paraissait si impossible mais maintenant rien ne m’arrêtera avec Dieu.

 

Ceci est une petite partie de ma vie qui m’a énormément bouleversé et fait réfléchir. J’ai appris des choses par cette épreuve de souffrance et de foi en Jésus-Christ. Il m’aime tant et il est le même hier, aujourd’hui et demain pour chacun d’entre vous. Vous êtes précieux aux yeux de Dieu quoi que vous fassiez et il ne vous laisse pas tomber. Il permet parfois ces épreuves pour que vous éprouviez votre confiance en Lui et voir si vous l’aimez vraiment en retour de son amour qu’il donne chaque jour.                                                                          

 

Encore ces quelques mots pour conclure c’est que l’amour de Dieu pour moi est grand et car il m’a délivré du gouffre de la mort. Car lui seul est mon aide et mon consolateur ! Il peut aussi l’être pour toi car il ne fait pas de différence entre chacun d’entre nous !

Que le Dieu vivant (Jésus Christ) vous accorde sa paix, sa grâce et sa bonté chaque jour et pour l’Eternité.

 

Dieu vous bénisse, je vous aime tous et toutes. Jésus  vous aime encore plus tels /telles que vous êtes  !!!

 

Akim H.

 

 

 

 

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2 réponses

C'est un excellant témoignage! Dieu est si BOOOONNNN!!!!!!!!

Mélissa

C’est un excellant témoignage! Dieu est si BOOOONNNN!!!!!!!!

Merci oui en effet GLOIRE à DIEU Signé moi

Akim

Merci oui en effet GLOIRE à DIEU

Signé moi même

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  • Christophe : Ciao The Tim, merci pour ton message! On se réjouit de te voir au prochain Power Camp... bye bye
  • ThE_TiM : Hello les J'y Crois...Juste un petit coucou =D de la part d'un powercampien xD Soyez tous bénis et que tout se passe comme Il le veut... :mrgreen:
  • Julien : Je me réjouis d'entendre Peter Wens ce vendredi. J'ai eu l'occasion de visiter son église à Stuggart en 2007. Vraiment génial leur vision.
  • Julien : C'était vraiment bien le life team vendredi. Dimanche j'étais au Gospel-center. c'est vraiment génial de voir une église grandir comme cela. Je crois qu'on verra cela au j'y crois.
  • Chris : Attention: dimanche 18 mai, brunch annulé en raison du mauvais temps.
  • Citelle : Trop cool les futurs baptêmes en plus c'est mon frère sur la photo :D
  • Michael : Hello les amis, bonne semaine on pense fort à vous soyez bénis!
  • Chris : LE 23 MAI ON SE RETROUVE TOUS POUR UNE BELLE CELEBRATION NEXT LEVEL AU PASSEPARTOUT
  • Chris : On doit attendre le 16 mai pour savoir si notre voisin retire son opposition (infondée). Dès cette date on en saura plus
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